Notre Roadtrip en Italie du Nord et Slovénie

Notre Roadtrip en Italie du Nord et Slovénie

Notre Roadtrip en Italie du Nord et Slovénie

France-Italie-Slovénie-Monaco

15 jours/14 nuits

3 870 km parcourus en van

200 km de randonnée pédestre

4 pays traversés

Langues : français, anglais, italien, allemand, slovène

Après avoir avalés des kilomètres de bitume, dormis une nuit sur les hauteurs de Grenoble, nous passons la frontière italienne par le tunnel de Fréjus. Nous déconseillons cet itinéraire, le péage du tunnel est de 60€ pour 10 minutes de traversée. Excessivement cher.

Benvenuti to Italia..

Indications pratiques :

– Panneaux verts pour l’autoroute

– Panneaux bleus pour les nationales

– Limitation 130 km/h pour les autoroutes, 90km/h pour les routes, 50km/h en agglo

– Il y a toujours des guichets avec de l’humain au péage

Nous traversons la région de Turin en direction de la Lombardie, la région des grands lacs.

ÉTAPE 1 : STRESA

Nous démarrons nos visites des lacs alpins par le célèbre Lac Majeur. Nous arrivons sur les hauteurs de STRESA et déjà nous en prenons plein les yeux sur ce gigantesque lac bleu azur à perte de vue entouré par les montagnes. Nous apercevons au milieu du lac la charmante île d’Isa Bella, qui porte bien son nom.

Stresa est une station balnéaire huppée avec des hôtels, des villas et bâtiments luxueux en bord de lac. Il est très agréable de se balader sur la promenade. Le centre ville est tout aussi attrayant avec ses ruelles et ses petites boutiques… Celles qui attirent le plus notre attention sont les épiceries, avec la multitude de produits alléchants et les fameuses « pasta » de toutes les couleurs et de toutes les formes. C’est certainement notre côté gourmand qui nous guide. Tout naturellement nous nous installons en terrasse de restaurant pour déguster une pizza. La pâte est délicieuse, ils savent vraiment y faire ces italiens.

Balade digestive le long du lac. Nous nous tâtons pour un tour de bateau mais le prix est rédhibitoire. Nous repartons en van pour arpenter les routes sinueuses et découvrir d’autres points de vue sur le lac.

La conduite sportive des italiens n’est pas une légende : aucun clignotant, ils coupent les virages, font des queues de poissons, conduisent vite, doublent par la droite, montent sur les ronds points pour vous faire l’intérieur… des « Fangio » en herbe. Nous évitons de justesse un accident grâce aux réflexes de Stef.

Après ces émotions, nous nous posons près de Côme. Il fait beau et chaud… idéal pour un bon apéro. Nous sommes rejoints sur le spot par plusieurs vans.

ÉTAPE 2 : CÔME ET BELLAGIO

Située à l’extrémité sud du lac (du même nom), Côme est une ville plus développée et industrialisée que les autres villages pittoresques des rives du lac. Nous visitons la ville le matin. Bonne idée car la circulation est dense mais le centre ville piétonnier encore calme. Nous entrons dans le centre historique par une immense porte. Le style architectural nous plait beaucoup avec de nombreuses rues et maisons attrayantes, plusieurs « piazzas » et l’impressionnante cathédrale avec son dôme. Nous distinguons des ajouts successifs au bâtiment de sorte qu’il incorpore à la fois des styles gothique et renaissance.

Nous dégustons un cappuccino près du port sur une place entourée de maisons colorées… What else? Adossés aux contreforts des Alpes, nous admirons ces falaises qui se jettent dans l’eau et toutes les villas somptueuses nichées sur les hauteurs entourées de forêts de sapins.

 

Ce lac a la forme d’un Y, nous nous rendons entre les 2 branches à la découverte de BELLAGIO « la perle du lac de Côme », station de villégiature bourgeoise dans un cadre idyllique. Les rives ont été aménagées avec de nombreux bancs, des jardins, des arbres et quelques sculptures. La vue sur le lac est saisissante. On distingue très facilement les villages situés de l’autre côté du lac comme Tremezzina ou Cadenabbia.

Les abords du lac mènent au Grand Hôtel puis aux ruelles de la cité historique. Flâner dans les vieux quartiers, dans ces petites ruelles pavées et colorées, au son de la langue italienne si agréable à nos oreilles et… toujours avec le lac en toile de fond… que du bonheur ! Les monuments, comme l’Église San Giacomo, ajoute du charme à cette bourgade qui en regorgeait déjà.

Nous déjeunons dans un restaurant très romantique tout en pierre. Les « pastas » sont succulentes, un pur régal. Notre visite se termine par un magnifique parc qui offre un peu d’ombre et de fraîcheur lorsque le soleil inonde les abords du lac.

Les routes sont sinueuses, très étroites et souvent encombrées autour du lac de Côme. Le meilleur moyen de circuler pour rejoindre les autres villages est le ferry. Grande première, nous n’avons pas encore pris le bateau avec le van. Go pour VARENNA.

Le ferry est une attraction à part entière car la vue depuis le lac est encore différente et si « bellissima ». On comprend pourquoi Georges Clooney passe ses vacances dans ce petit coin de paradis !

Petite anecdote : Jack debout sur son perchoir était la star du ferry au moment d’accoster. Il est tellement mignon quand il se prend pour le capitaine du van !  Du coup la pression monte pour la descente car les véhicules sortent en premier devant tous les autres passagers… Il ne faut pas se louper avec tous les regards posés sur nous.

Tarif ferry :   19 € / 30 mn de traversée

 

 

Nous quittons les grands lacs en direction des Dolomites. Pour la nuit nous trouvons un spot en altitude avec vue imprenable sur les Alpes. L’endroit très bien aménagé : barbecues, tables de pique nique, source d’eau potable (GPS: 46.1844364, 10.3658796). Nous rencontrons un couple d’allemands en vacances pour randonner. Il y a de nombreux touristes allemands dans le secteur, très peu de français.

Petit choc thermique, dès le coucher du soleil (vers 20h00) les températures chutent vite. Nous apprécions la chaleur du feu et notre viande cuite au barbecue.

 

ÉTAPE 3 :  PARCO DELL’ADAMELLO

Levés de bonne heure et de bonne humeur… Départ pour une randonnée. Plusieurs itinéraires se présentent. Nous optons pour un GR. Le sentier est très bien balisé mais que se fut dur pour moi ! Le sentier était raide, chaotique et glissant. Mais la vue sur les sommets alpins (bien différents de nos Pyrénées) et l’arrivée à la cascade est une jolie récompense. Sur le chemin nous retrouvons des zones aménagées pour faire des barbecues et des piques-niques. Après 3h de marche, nous profitons de la source pour faire un brin de toilette et une pause déjeuner. Il faut reprendre des forces après cette rando.

Nous reprenons la route vers les Dolomites. Sur les 2h30 de voyage, nous avons traversé des villages fleuris plus beaux les uns que les autres. Dans chacun d’entre eux vous êtes accueillis par un joli panneau en bois de bienvenue.

Nous quittons la Lombardie pour le Tyrol du Sud. L’allemand est ici une langue officielle donc tous les panneaux sont écrits en 2 langues (plutôt pratique pour nous qui la maîtrisons). Jetzt geht’s los !!!

Cette nuit nous dormons dans une ferme « Unterreggerhof » (GPS 46.454673 11.462386) avec vue sur les Dolomites. Toujours dans les Alpes, le changement de décor est total. Ces montagnes sont aussi somptueuses qu’atypiques. Nous dînons dans le « Gasthaus » un bon repas typiquement local (gulasch et escalope milanaise) en admirant ces rochers gris aiguisés tel des dents de requin. Les hôtes sont très sympas et accueillants.  Ils nous offrent un petit schnaps fait maison.

La nuit tombée, nous pouvons admirer le ciel étoilé. Le lendemain nous faisons le tour de la ferme à la rencontre des cochons, veaux, poules et autres ânes. Il y a également un observatoire pour admirer les étoiles et un sentier d’interprétation sur les planètes de notre système solaire.

10€ la nuit avec accès à des sanitaires. Douche chaude en sus.

ÉTAPE 4 : LAC DE CARREZZA ET DI BRAIES

Nous partons à la conquête des lacs des Dolomites. Un premier petit lac, peu connu « lac de Carrezza ». Petit par la taille mais grand par sa beauté. Un saphir dans son écrin de verdure et de roche. Surnommé le lac de l’arc-en-ciel, ses couleurs passent du vert au bleu turquoise dans un dégradé somptueux. Un chemin aménagé et facile d’accès permet de faire le tour du lac en longeant une forêt de sapins.

Parking : 1€/h

Nous continuons notre road trip vers le lac di Braies sur de grandes routes, légèrement sinueuses,  entourées des magnifiques monts alpins.

À savoir : le lac est inaccessible de 10h à 15h. Un gentil monsieur de la circulation nous demande d’attendre sagement. Nous nous arrêtons boire une bière (c’est qu’ils nous poussent à la consommation ces italiens !)

Lorsque le lac apparaît devant nous, nous restons bouche baie, envahis par l’émotion. À 1 469 m, ce lac apporte une quiétude dans cet environnement spectaculaire. Son eau couleur lagon appelle à la baignade mais il faut vraiment être courageux… l’eau est très froide. Des anglais téméraires se lancent. Les petites barques (à louer) donnent un charme fou au lieu. Nous nous baladons autour du lac sur un chemin aménagé (environ 1h30). À chaque angle de vue, le spectacle est différent avec un jeu de lumière impressionnant sur cette étendue d’eau « effet miroir » reflétant les montagnes.

Véritable bijou naturel, ce lac vaut vraiment le détour. Victime de son succès, nous vous conseillons d’y venir hors saison. Même en septembre, il était très fréquenté.

Parking : 6€

Pour notre spot du soir, nous stationnons en bas de la route qui mène aux Trois Cimes avec une vue sur les mythiques sommets des Dolomites. Un avant goût de notre visite du lendemain. Nous partageons le spot avec des allemands, des autrichiens et des isérois… Il y a si peu de touristes français que le contact s’établit naturellement lorsque nous en rencontrons. Nous regagnons assez vite nos pénates car les températures chutent dès la tombée de la nuit.

ÉTAPE 5 : TRE CIME

Levés plus motivés que jamais. Comment ne pas l’être quand on ouvre la porte du van et qu’on voit cette merveille de la nature, sous une tempête de ciel bleu.

  • La montée aux Trois Cimes fait l’objet d’une route à péage : 30€ !
  • Cette trinité rocheuse est classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2009.

Les Tre Cime sont le symbole des Dolomites : 3 menhirs entourés d’une couronne d’autres groupes montagneux. La Cima Grande est le sommet le plus haut (2 999m), qui se distingue par sa face Nord de 500m de haut, sillonnée de grandes stries noires.

Le sentier de randonnée, permettant de faire le tour de ces pics, est très bien aménagé sans difficulté particulière. En grande sportive que je suis, j’avais un peu de mal à trouver mon souffle dans les montées car à 2 500m l’oxygène se fait plus rare. Il y a 4 refuges sur la randonnée. Les prix des consommations est un peu élevé mais quelle classe de boire une bière dans un tel décor.

Haut lieu touristique des Dolomites, le site est très fréquenté. Malgré l’affluence, le silence règne. On ne peut qu’éprouver un immense respect devant ces montagnes si atypiques. En fait, il n’existe pas encore de mots dans le dico pour décrire l’émotion ressentie face à tant de beauté. Je cesse les longs discours et vous laisse juger…

 

Au bout de 5h de marche, nous revenons au van fatigués mais heureux et apaisés. Nous reprenons la route vers notre prochaine étape. Petite halte pour voir le lac de Sorapis apparemment pas très loin. Nous marchons, marchons, marchons mais pas de lac à l’horizon. Devant l’immense montagne qui se dresse devant nous, j’abdique. Nous croisons des allemands qui redescendent du lac. Il resterait encore 1h de marche avec des passages à escalader. Nous redescendons…dommage.

Très belle récompense pour cette longue journée de marche…un super spot pour la nuit (Coordonné GPS du spot 46.553070, 12.193507). La douche est fraîche mais nous nous réchauffons près d’un feu de bois… les flammes sont la vie!!!

ÉTAPE 6 : ROUTE VERS LA SLOVÉNIE

Frustré de ne pas avoir vu le lac, Stef part en rando le matin en mode « warrior » pour l’atteindre. Je reste au van pour un brin de ménage et me poser car les 7h de rando de la veille m’ont achevé. Record pour Stef : une rando de 4h réalisée en 2h50. Bravo ! Le sésame : un lac bleu turquoise légèrement laiteux, presque irréel.

 

BILAN ITALIE :

Les + :

  • Paysages à couper le souffle
  • Coup de cœur : Les Tre Cime
  • Le plus beau lac: « Sorapis » pour Stef et « Di Braies » pour moi
  • La propreté et la qualité des services
  • La langue italienne est agréable aux oreilles
  • Bonne gastronomie

Les – :

  • La conduite des italiens à la Fangio
  • La fraîcheur des nuits en haute montagne

 

Fini le ciel bleu, la pluie tombe… nous prenons la route pour Bovec. Voulant éviter l’autoroute, nous prenons un chemin de montagne très sinueux et étroit… dangereux car impossible de croiser un autre véhicule. Cette route devait certainement servir à la contrebande (lol). Nous franchissons le poste frontière déserté. La végétation est très dense, le ciel gris, la brume et la pluie… la Slovénie à l’air bien austère. Mais quelques kilomètres plus loin, en sortant de cette « jungle », la pluie cesse et le soleil perce à travers ces forêts au feuillage foisonnant. Après une semaine de bivouac en pleine nature nous prenons un camping pour une douche bien chaude et un ravitaillement.

Dobrodošli v Sloveniji…

Indications pratiques :

  • Quelques mots : Bonjour = Zdravo/ Merci = Hvala/ Bière = Pivo/ Café=Kava
  • Couché du soleil à 19h30
  • Essence : 1,27€/l
  • Vignette pour autoroute
  • Camping sauvage interdit (80€ l’amende)

ÉTAPE 7 : BOVEC

Bovec et sa région sont longés par la Soca (prononcée Sotcha), la rivière émeraude. Une des plus belles d’Europe avec sa couleur bleue-verte caractéristique. Son cours comprend de nombreuses cascades, rapides et gorges. Un paradis pour les férus de merveilles naturelles.

Nous partons à la conquête des cascades slovènes « Slap »:

  • Slap Virje à Pluzna : Nous nous garons sur le parking de départ de rando. 10€ les 2h pour le van…ça fait mal! Au bout de 5 mn de marche apparaît dans la végétation sauvage et luxuriante, une magnifique oasis avec une cascade plongeant dans une eau bleue lagon…Pourquoi aller aux Caraïbes quand on peut être en Slovénie !… Bon l’eau est très froide mais la magie opère.
  • Slap Boca : Nous continuons notre randonnée à travers des sous-bois où nous sommes imprégnés par le côté sauvage de ce pays. Après une montée assez raide par des escaliers, nous voilà face à la plus haute cascade de Slovénie (106m)…

Après une matinée de découverte des paysages slovènes, nous retournons à Bovec déguster une spécialité des Balkans : les cepvacici. À partir de 17h, la pluie est de retour. Nous faisons donc de la route…tant qu’à faire. Nous trouvons un spot en Italie car il n’y a pas de route pour traverser le Triglav (parc naturel) et le camping sauvage y est autorisé.

 

 

ÉTAPE 8 : TRANSIT BLED- LJUBLJANA

Nous nous levons sous une épaisse couverture nuageuse et la météo annonce une très mauvaise journée. Nous voulons nous mettre à l’abri et visiter le musée militaire et de la mine à Tarvisio. Mais nous faisons vite demi-tour. Cette partie de la ville est l’ancienne cité minière, laissée à l’abandon. Une ville fantôme qui n’inspire pas confiance. Nous nous rendons dans la station de ski voisine boire un bon cappuccino dans une brasserie. Ensuite route vers Bled. Le brouillard s’en mêle. Nous continuons vers la capitale en se disant qu’en ville nous serions davantage à l’abri. C’était sans compter sur l’orage, des trombes d’eau s’abattent sur Ljubljana. Impossible d’entamer une visite, nous n’avons rien vu de cette ville. Les routes sont si glissantes, qu’il est dangereux de circuler. Nous nous posons sur une aire (déjà bien remplie de camping cars) dont le principe est : soit tu paies 10€/nuit soit tu dînes au resto. Le concept est sympa pour découvrir la gastronomie locale mais pas de chance le restaurant est fermé.

Depuis que nous voyageons en van, c’est la journée la plus compliquée. Nos affaires mouillées sèchent difficilement, se balader est impossible, Jack ne peut pas se dégourdir les papattes, la promiscuité dans le van devient vite lassante… Pour le prochain voyage on tâchera de prévoir un bon bouquin et des petits jeux de société.

 

ÉTAPE 9 : POSTOJNA

Le lendemain matin, il pleut toujours, alors direction les grottes de POSTOJNA. Se sont les plus longues grottes touristiques d’Europe. Je n’ai jamais vu la nature faire de telles splendeurs. La visite commence par un train qui nous mène aux entrailles de la terre. Ces grottes sont des successions de pièces avec chacune leur particularité : la pièce spaghetti car les stalagmites sont nombreuses et fines, la pièce rouge à cause de l’oxydation du cuivre, la pièce blanche en raison de la forte teneur en calcaire (pour ma part ma préférée pour son côté féerique)… Selon notre guide allemande, cette grotte comprendrait le plus de bijoux en pierre au monde. En laissant vaguer notre imagination, nous découvrons des formes de toute sorte. Les pièces à dominance rouge évoquaient pour nous les enfers avec la présence de diables…tout ce que peut faire la suggestion !

La visite se poursuit par le vivarium dans lequel les espèces vivantes des grottes sont mises à l’honneur. La star est le Protée, une salamandre blanche. Symbole important de la Slovénie, il est décrit dans les mythes et légendes slovènes comme un bébé dragon. D’ailleurs il apparaissait sur l’ancienne pièce de monnaie de 10 centimes. Vous pouvez acheter cet animal sous toutes les formes dans les boutiques souvenirs (peluche, statuette, porte-clés).

  • Entrée des grottes : 31€/personne
  • Parking : 5€

Le soleil est de retour et nous traversons des villages bucoliques en route vers une ferme des Alpes juliennes près de Kamnik. Très bon accueil du propriétaire qui accueille les vans sur son terrain, met à disposition des WC et de l’eau contre 5€.

Anecdote : Nous savons que l’ours est présent en Slovénie mais nous sommes intrigués par un panneau de signalisation. Le propriétaire nous confirme leur présence et recommande de garder le chien attaché et de ne pas laisser des restes de nourriture dehors la nuit. Même si Stef aurait aimé le photographier, j’avoue que c’est une rencontre que je préfère éviter.

ÉTAPE 10 : VELIKA PLANINA

Aujourd’hui visite insolite d’un village de bergers perché à 1 500m d’altitude. On y accède par un vieux télécabine de 1963 (rien a changé depuis l’ère communiste).  Quel bonheur, les nuages sont bas sur la ville la plus proche et comme nous sommes au dessus, nous admirons une magnifique mer de nuage. Sublime. Après la télécabine nous optons pour la randonnée (environ 45 mn) pour atteindre le plateau. Avec ses 150 huttes traditionnelles, Velika est le plus grand village de berger d’Europe, reconnaissable par son architecture typique et ses toitures en bois proches du sol.

Légèrement vallonné, les prairies verdoyantes se prêtent à une superbe balade rythmée par le tintement des cloches des vaches. Ces Alpes sont encore différentes de celles que nous connaissons en France et en Italie mais elles n’ont rien à envier à leurs voisines. L’ambiance est paisible, nous nous promenons sur l’herbe rase entourée de fleurs de montagnes entre des petites huttes en bois. Nous profitons d’un vrai casse-croûte de berger chez un local accueillant et sympa : zganci (spécialité à base de farine de blé noir et de viande hachée) et trnic (spécialité fromagère locale)… un délice. J’ai le droit de visiter la hutte, l’intérieur est très cosy et chaleureux. Un beau nid douillet pour les rudes soirées d’hiver.

Nous vous conseillons de poursuivre votre randonnée vers Mala Planina puis Gojska Planina, pour une randonnée magique et bucolique.

Pour redescendre nous empruntons le télésiège. Une première pour Jack et moi… alors une attraction à part entière. Quel kiff ! Se retrouver dans le ciel, entourés des vallons et profitant des simples plaisirs de la vie.

 

En fin de journée nous rejoignons Bled. Comme il s’agit d’une zone touristique avec des contrôles fréquents, nous optons pour un camping.  Il y a peu d’offres de camping dans le secteur alors nous étions un peu obligés de nous rendre dans un 5 étoiles (25€ la nuit) juste avant la ville. Nous profitons à fond de toutes les installations : douche chaude, vaisselle chaude, sèche cheveux, wifi…

 

ÉTAPE 11 : BLED et TOLMIN

Imaginez un château accroché à une falaise rocheuse surplombant un lac aux eaux d’émeraude dont le miroir reflète les montagnes… vous êtes à Bled. Tout respire le calme et la rêverie. Nous profitons de la lumière matinale pour faire le tour du lac. Ambiance romantique et paisible, il dégage des ondes positives et apaisantes. L’originalité est la chapelle se trouvant sur la petite île au centre du lac. On peut la rejoindre en barque ou en Pletna, la gondole locale. Encore un attrape touriste.

Après cette matinée de flânerie nous rejoignons Tolmin et ses gorges. Il s’agit du point le plus bas et le plus au sud pour entrer dans le parc national du Triglav (qui est aussi le nom du sommet le plus haut de Slovénie).

Entrée : 6€ et parking : 7€

Au fil du sentier nous sommes émerveillés par la beauté de la végétation et surtout de la couleur de l’eau. Inimaginable. Ces gorges comprennent une source thermale à 20°C et une confluence de 2 rivières. Outre la beauté de l’eau, des cascades, la végétation luxuriante, le passage le plus impressionnant est « la tête de l’ours », nom donné à un pont naturel, grand rocher qui s’est inséré entre 2 parois du canyon. La visite se termine par le passage sur le pont du diable dont la hauteur et la vue plongeante sur les gorges donnent le vertige.

BILAN SLOVÉNIE :

Les + :

  • Des paysages somptueux et très verts
  • La couleur émeraude de l’eau
  • Le coût de la vie
  • Coup de cœur : Velika Planina
  • L’amabilité des slovènes

Les – :

  • Le prix des parkings et sites touristiques
  • L’humidité (c’est aussi pour cela que la végétation est aussi belle et riche…)

Après ces découvertes qui nous marqueront pour toujours nous quittons le cœur serré ce joyau des Balkans. Une destination encore inconnue, un pays sauvage et authentique tourné vers l’Europe… à découvrir absolument. Destination idéale pour les amoureux de la nature. Mais il est temps de reprendre la route vers la France.

 

ÉTAPE 12 : VENISE

Pour revenir chez nous, il faut à nouveau traverser l’Italie. Nous prenons cette fois un peu plus au sud dans le lagon de la mer adriatique, la Vénétie.

Astuce : Pour se rendre à Venise, laisser le véhicule dans le parking couvert face à la gare à Mestre  (16€/jour) et prendre le train jusqu’à Santa Lucia (1,35€ le trajet). Solution la moins coûteuse, la plus sûre et la plus pratique.

Sortis de la gare, nous arrivons sur le grand canal. Le dépaysement est total. Entièrement construite sur l’eau, Venise comprend 177 canaux et 455 ponts. Insolite de se dire que les taxis et les bus sont des bateaux.

Nous sommes curieux et impatients de voir les fameuses « gondoles à Venise ». De couleurs noires et somptueusement décorées, elles sont le symbole romantique de la ville et un bon moyen de locomotion. Vu le prix rédhibitoire et le manque d’intimité (les touristes scrutent et prennent des photos en permanence.  Avoir les yeux braqués sur nous n’est pas vraiment notre trip) nous optons pour la balade à pied.

Tarif gondoles : 80€ les 30 mn

Nous déambulons dans le quartier Cannavero jusqu’au célèbre Pont Rialto. Il est très agréable de flâner dans ces rues commerçantes. Malgré la chaleur ambiante, il y fait frais. Nous sommes admiratifs devant les boutiques de masques de carnaval. Un beau travail d’orfèvre, se sont de vrais bijoux. Petit coup de cœur pour les magasins alimentaires (Gelateria, pâtisserie…) que du bonheur pour les gourmands.

Bas les masques (ou à bas les idées reçues) Venise est propre et ne pue pas comme on pourrait le penser. 

Nous arrivons au cœur de Venise, à la place Saint Marc avec sa basilique, le Palais des Doges et son campanile… Même si on est pas expert en art ou en architecture, on ne peut qu’être touché par les sculptures, le marbre et l’élégance des lieux. Autour de la place, sous les arcades, s’alignent les boutiques de luxe, les restaurants et les brasseries dont le célèbre café Florian avec son orchestre symphonique. Surprise 6,50€ l’expresso (en Italie il est stretto càd serré donc la moitié d’une petite tasse) + 6€/personne de complément pour écouter l’orchestre (que l’on entend depuis la place). Quel attrape touriste, nous avons tout de suite mis les voiles.

Venise est une ville atypique qui recèle de trésors et attire beaucoup de touristes. Dans les ruelles la circulation est fluide mais sur les lieux de concentration comme la place San Marco, Pont Rialto, Pont des Soupirs… il y a énormément de monde. La queue interminable devant les monuments nous a dissuadé de leur visite.

Jack, qui n’est pas très haut sur pattes, a voulu rapidement sortir de ce bain de foule. Le pauvre, le Pont des Soupirs l’a clairement fait soupirer…

Nous profitons aussi de la gastronomie avec une excellente pizza et une glace à se délecter. Les italiens sont vraiment les rois des « Gelatis ».

Conseils : les prix dans les restaurants sont affichés en HT et vous payez un supplément de 1,50€/personnes pour les couverts.

ÉTAPE 13 : MARANELLO et MONACO

Nous continuons notre épopée vers la France avec une halte à MARANELLO, le fief de Ferrari. Avant d’arriver au musée nous sommes mis dans l’ambiance avec les boutiques et commerces proposant des essais de conduite. Dès l’entrée du musée tout est fait pour émerveiller le visiteur. 5000 m² d’expo des voitures les plus mythiques : F40, F50, la Ferrari (ma préférée en terme d’esthétisme car sur la performance je n’y connais pas grand chose). Je suis tout de même impressionnée de la vitesse que peut atteindre le bolide (de 0 à 100 en moins de 2 secondes). De vraies fusées.

Voir tous ces modèles d’exception au même endroit est magique, surtout pour un fan de la marque au cheval cambré.

Un espace est réservé à la 1ère voiture d’Enzo Ferrari, son bureau est même reconstitué. Il est intéressant de découvrir l’évolution de la technologie. Il y a encore 50 ans, les pilotes faisaient beaucoup de manipulation manuellement, une performance plus que physique. À noter que la transition énergétique n’est pas à l’ordre du jour chez Ferrari. Le prochain modèle est une vraie « batmobile ». Sont également exposés des moteurs, des freins, des anciens plans d’archives.

Coup de cœur pour la section réservée à la F1 avec des voitures en exposition et le palmarès de l’écurie. On découvre les pilotes légendaires comme Fangio, Lauda et le grand Schumacher. Stef a regretté l’absence de certains modèles de voiture mais il y en a déjà pour des millions d’euros d’exposition… C’est juste qu’on ne s’en lasse pas.

En fin de visite, on peut entrer dans la peau d’un pilote de F1 grâce à des simulateurs. Puis passage à la boutique souvenir oblige… le marketing n’a pas de limite.

Après le déjeuner, nous reprenons la route et traversons l’Italie jusqu’à la frontière française. J’ai toujours autant de mal avec la conduite des italiens. En plus, depuis la chute du pont de Gênes, le contournement engorge les autres routes et la circulation est dense. Plusieurs heures de stress sur l’autoroute entre ponts et tunnels (italiens sont les champions des tunnels).

Halte à Monaco…changement de planète. On passe de la nature slovène au bling-bling monégasque. De l’authentisme à l’artificiel. Première impression en arrivant sur les hauteurs, que c’est moche !! Ce rocher bétonné, un alignement d’immeuble et cette grande tour bleue qui s’érige au milieu sans intérêt. Sur la basse corniche nous pouvons dire YOUAH!! : des bâtiments luxueux, un port avec des yachts et des voiliers somptueux. Le yacht club est un bâtiment en forme de paquebot, un truc de dingue.

On se sent vraiment différent au contact du « riche » car le riche à sa manière de marcher, de bouger, de rire et de parler…  C’est comme le « blond » de Gad Elmaleh. Je tiens tout de même à préciser que ces gens roulent en porsche, possède des yachts mais veulent tous caresser Jack. En fait c’est ma bizouille la star. Il est « so cute ».

 

Les moments les plus hilarants :

  • Le passage en T5 devant le casino, fenêtre ouverte, musique en faisant des coucous à la foule (j’avais un peu honte).
  • L’accélération dans le tunnel du mythique grand prix de F1.

Après un tour de la ville, nous montons sur les hauteurs pour profiter de la soirée avec vue sur Monaco by night. C’est soir c’est pâtes-pinard avec vue sur le rocher illuminé !!!

 

 

ÉTAPE 14 : AIX-EN-PROVENCE/CARCASSONNE en transitoire

Petite Halte en chemin à Nice, par curiosité pour voir la promenade des anglais. Pas fan. Nous passons ensuite faire un coucou au cousin à Stef qui habite Marseille. Nous nous rejoignons à Aix pour un déjeuner…merci les copains @holjas  & @jordan Moment très sympa de retrouvailles dans cette ville un peu huppée des Bouches du Rhône. Nous filons ensuite vers Carcassonne pour finir nos vacances au Rasso Sud de l’association VW T5 Zone. Très belle soirée de partage avec les vanlifers. Rigolades, musique, danse… bref une super ambiance. (désolé pas de photo trop occupé à faire la fête)

 

ÉTAPE 15 : BACK TO HOME

Les 3 dernières heures de route sont difficiles, l’accumulation du voyage, des journées bien chargées en visite, rando, découvertes et en émotion. Nous sommes bien fatigués. Reprise du travail le lendemain pour se reposer…

Pour résumer ce séjour en un mot : INÉDIT.

  • Jamais vu des lacs aussi beaux
  • Jamais vu des montagnes aussi majestueuses (pourtant nous venons des Pyrénées)
  • Jamais vu une végétation aussi luxuriante
  • Jamais vu une eau de cette couleur bleue turquoise.
  • Jamais vu des grottes aussi spectaculaires
  • Jamais traversé autant de pays
  • Jamais mangé des spécialités étrangères aussi succulentes
  • Jamais visité une ville aussi atypique
  • Jamais côtoyé autant de riches au m²
  • Jamais vu l’ours (et on ne l’a toujours pas vu)

Se sont des souvenirs plein la tête que nous passons le portail de notre maison… en réfléchissant déjà à notre prochain road trip. On the road again !!!

D’autres photos ICI

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Une mauvaise herbe est une plante qui maîtrise toutes les compétences de survie sauf celle d'apprendre à rentrer dans le rang. D.larson

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